“和雨果同行”法语诗歌翻译大赛

发布于:2019/08/28

“如果我的诗句有翅膀,
而诗句的翅膀像思想,
我的诗是点点的火光,
来把你家的炉灶点亮。”
——《静观集》 《如果我的诗句有翅膀……》 选段

       在法国的文学史中,“诗人雨果”占据着非常重要的地位。《颂歌集》、《东方集》、《光影集》、《静观集》、《心声集》……雨果为世人留下了许多杰出的诗作,而雨果的诗歌被介绍到中国却是近四五十年的事情。程曾厚老师在其所译的《雨果诗选》中曾这样写道:“诗人雨果还有待我们去介绍,有待我们去翻译,有待我们去欣赏,有待我们去学习。雨果是一个有待我们去发现的诗人!”

为了让更多观众能够体味雨果诗歌之美,
用诗歌与诗人雨果“对话”,
上海法语培训中心携手明珠美术馆
共同发起“和雨果同行”法语诗歌翻译大赛。
期待与学习法语、热爱法语的你们
共同采撷雨果诗中的华章佳句,
在雨果诗歌与中国观众之间共筑交流桥梁!

活动详情

/ 报名时间 /
2019年8月28日—9月26日

/ 参赛资格 /
所有学习法语、热爱法语的公众

/ 参赛方法 / 
从主办方提供的五首法语诗歌中选择一首进行法译中的笔译,
并将自己的翻译作品以PDF的格式投递至大赛邮箱:
victorhugo@pearlartmuseum.org
邮件主题格式:法语诗歌翻译大赛+姓名+手机号
※  每位参赛选手有且只能投递一篇翻译作品
※  PDF格式的翻译文件中不得出现个人信息
※  参赛选手投递的作品如有雷同,视作无效

/ 主办机构 /
上海法语培训中心、明珠美术馆

/ 支持单位 /
法国驻上海领事馆 、巴黎博物馆联盟(雨果故居博物馆)

奖项设定及奖品

/ 一等奖1人 /
上海法语培训中心与明珠美术馆共同颁发的获奖证书
「上海法语培训中心」2019-2020年任一学期任一课程(最高可达7950元)+ 法式文具一套
「明珠美术馆」明珠美术馆双人全年观展资格、“雨果展”展览画册1本、衍生品全套(约20件)

/ 二等奖2人 /
上海法语培训中心与明珠美术馆共同颁发的获奖证书
「上海法语培训中心」500元法语课程代金券* + 法式文具一套
「明珠美术馆」明珠美术馆单人全年观展资格、展览画册1本、衍生品10件套

/ 三等奖3人 /
上海法语培训中心与明珠美术馆共同颁发的获奖证书
「上海法语培训中心」300元法语课程代金券* + 法式文具一套
「明珠美术馆」明珠美术馆“雨果展”门票2张、展览图册1本、衍生品5件套

/ 优秀奖10名 /
上海法语培训中心与明珠美术馆共同颁发的获奖证书
「上海法语培训中心」100元法语课程代金券* + 法式文具一套
「明珠美术馆」明珠美术馆“雨果展”门票1张、衍生品2件套

*注:课程代金券可用于报名「上海法语培训中心」2019-2020年开班的法语课程;代金券金额需一次性用完,不可拆分使用;本优惠最终解释权归上海法语培训中心所有。

参赛诗歌备选

0 1

A une femme 

Les feuilles d' automne

Enfant ! si j' étais roi, je donnerais l' empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux
Et ma couronne d' or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous !

Si j' étais Dieu, la terre et l' air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L' éternité, l' espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi !

0 2 

Voici que la saison décline 

Dernière Gerbe

Voici que la saison décline,
L' ombre grandit, l' azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L' oiseau frissonne, l' herbe a froid.

Août contre septembre lutte ;
L' océan n’a plus d' alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.

La mouche, comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l' été fond.

0 3 

Demain, dès l' aube… 

Les Contemplations

Demain, dès l' aube, à l' heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m' attends.
J' irai par la forêt, j' irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l' or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j' arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

0 4

Le soleil s’est couché... 

Les feuilles d' automne

Le soleil s' est couché ce soir dans les nuées ;
Demain viendra l' orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l' aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui fuit !

Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d' argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S' iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu' il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m' en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

0 5

Vieille chanson du jeune temps 

Les Contemplations

Je ne songeais pas à Rose ; 
Rose au bois vint avec moi ; 
Nous parlions de quelque chose, 
Mais je ne sais plus de quoi.

J' étais froid comme les marbres ; 
Je marchais à pas distraits ; 
Je parlais des fleurs, des arbres 
Son oeil semblait dire : " Après ? "

...

Je ne savais que lui dire ; 
Je la suivais dans le bois, 
La voyant parfois sourire 
Et soupirer quelquefois.

Je ne vis qu' elle était belle 
Qu' en sortant des grands bois sourds. 
" Soit ; n' y pensons plus ! " dit-elle.
Depuis, j' y pense toujours.

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